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CRÉATION 2013, TOURNÉES 2013 ET 2014, FESTIVAL D'AVIGNON 2014, TOURNÉE 2015


Dossier de presse
    (au format PDF)

Bande-annonce vidéo
    (à visionner en ligne)

CRÉATION
ET TOURNÉE 2013

 
ITINÉRANCE
EN PAYS DE L'OISE


10 représentations
du 30 janvier au 12 février 2013
tél. 03 44 92 76 76
 
PARIS
 
THEATRE LUCERNAIRE
du 20 février au 26 mai 2013
www.lucernaire.fr
 
CHINE
 
BEIJING FRINGE FESTIVAL
les 24 et 25 septembre 2013

GUANGZHOU INTERNATIONAL
THEATRE FESTIVAL
les 28 et 29 septembre 2013
 
 
TOURNÉES 2015 et 2016
 
FRANCE - février à avril 2015
 
ESPACE GERARD PHILIPE
- Saint André Les Vergers
22 avenue Maréchal Leclerc,
10120 André Les Vergers
le 17 février 2015 à 20h30
 
ITINERANCE MULHOUSE
- LA FILATURE NOMADE
www.lafilature.org/fr/spectacles/filature-nomade.html
du 12 au 28 mars 2015
> 12/03 : Maison des Œuvres à Illfurth
> 13/03 : Salle Communale
de Schlierbach
> 24/03 : La Halle au blé à Altkirch
> 25/03 : Salle Polyvalente de la MJC
de Pfastatt
> 26/03 : L'Aronde à Riedisheim
> 27/03 : La Margelle à Staffelfelden
 
LA COMEDIE DE PICARDIE - Amiens
62 rue des Jacobins, 80000 Amiens
http://www.comdepic.com/
spectacle14.html

du 17 au 20 mars 2015
(les 17, 19 et 20 à 20h30, le 18 à 19h30)
 
SALLE JACQUES TATI
- Saint-Germain-en-Laye
12 rue Danès de Montardat,
78100 Saint-Germain-en-Laye,
http://www.tad-saintgermainenlaye.fr/
saison-1415/theatre/bouvard-pecuchet/

le 1er avril 2015
 

CHINE - avril 2015
 
SHANGHAÏ THEATRE ACADEMY
2 représentations le 26 avril 2015
 



FRANCE - novembre 2015
Festival Théâtral du Val d'Oise

CENTRE CULTUREL L'IMPREVU
- Saint-Ouen l'Aumône
(95310)
le vendredi 6 novembre à 21h

CENTRE CULTUREL PABLO PICASSO
- Montigny-les-Cormeilles
(95370)
le samedi 7 novembre à 20h30

THÉÂTRE JEAN MARAIS
/ CENTRE CULTUREL DU FORUM
- Saint-Gratien
(95210)
le samedi 14 novembre à 20h30

SALLE DES FÊTES
- Saint-Prix
(95390)
le samedi 28 novembre à 21h


FRANCE - janvier à mars 2016
 
ATP / THÉÂTRE AUDITORIUM
- Poitiers
(86000)
le
jeudi 7 janvier à 20h30

LA CASTINE - Reichhoffen (67110)
le
mardi 19 janvier à 20h30

THÉÂTRE DE L'AVENTURE
- Ermont
(95110)
le
vendredi 29 janvier à 20h30

CENTRE CULTUREL VOLTAIRE
- Déville-lès-Rouen
(76250)
le
dimanche 31 janvier à 20h30

ANTIPOLIS THÉÂTRE
- Antibes
(06600)
du 16 au 19 mars à 21h
(sauf jeudi 17 à 20h30)
et les 17 et 18 mars à 14h30
(représentations scolaires)


 
 
Compagnie Vincent Colin

Administration et diffusion
Hélène Icart
Les 2 Bureaux / Prima Donna

Tél. 01 42 47 05 56
Portable 06 23 54 53 42
www.prima-donna.fr
helene.icart@prima-donna.fr

Communication
Maria Moralès
Tél. 06 12 03 29 81
mariamorales@wanadoo.fr


 

 

 


Photos Compagnie Vincent Colin

BOUVARD ET PÉCUCHET

d’après Gustave Flaubert
adaptation et mise en scène Vincent Colin

avec Roch-Antoine Albaladéjo et Philippe Blancher

création sonore Thierry Bertomeu
lumières Alexandre Dujardin
visuel Joël Guenoun


Création 2013.
Co-production Espace Jean Legendre - scène nationale de l'Oise en préfiguration et Compagnie Vincent Colin, en résidence au Théâtre du Lucernaire à Paris
.



FLAUBERT, L'ENCYCLOPÉDISME ET GOOGLE…

 
« Bouvard et Pécuchet m’embêtent, il est temps que ça finisse… » disait Flaubert, fatigué d’élaborer ce vaste projet dédié à la bêtise humaine.

On aurait aimé lui répondre : « Nous aussi ! », tant ses deux anti-héros finissent par nous épuiser dans leur quête interminable du savoir et de l’expérience.

Mais cette démarche exténuante, pour eux comme pour le lecteur, est précisément le sujet et l’enjeu de ce roman à nul autre pareil. Toute sa modernité réside dans cette insatiable accumulation de connaissances.

Bouvard et Pécuchet, étaient intoxiqués de l’Encyclopédisme, comme nous sommes aujourd’hui les victimes consentantes de Google.

Le savoir est aujourd’hui planétaire et à portée de main - ou plutôt de clic - Flaubert, en artiste inspiré, aurait-il imaginé, un siècle avant son avènement, cette révolution du savoir à la portée de tout le monde ?

Nous pensons notamment à nos jeunes retraités d’aujourd’hui qui, enfin libérés des contraintes du travail, comme l’étaient nos deux héros copistes chez Flaubert se lancent dans mille activités physiques et intellectuelles : se passionnent pour  le jardinage, apprennent le chinois, voyagent aux quatre coins de la planète, servent les repas aux restos du cœur, s’inscrivent en licence de botanique, assistent à des séminaires de philo, font des randonnées pédestres, signent des pétitions, et mille autres choses toutes aussi légitimes et passionnantes les unes que les autres.  L’activisme débridé d’aujourd’hui, symbole apparent de modernité, ressemblerait fort à celui des deux compères flaubertiens.

La peur du vide enfin vaincue par le trop-plein !

Gustave Flaubert nous parle de notre vaine prétention à vouloir tout savoir, tout vivre, tout ressentir, tout expérimenter, tout consommer, tout contrôler, à fuir l’inaction, quitte à passer du coq à l’âne sans cesse, au risque de finir par tomber de Charybde en Scylla.



NOTES DE MISE EN SCÈNE

 
Deux acrobates du verbe, du geste et de la vie, se découvrent, s’associent et développent ensemble une activité encyclopédique aussi vaste que vaine. Deux comédiens, tels deux danseurs, deux virtuoses sur un plateau entièrement vide.

Gilbert and George, le couple célèbre d’artistes plasticiens, nous inspire dans la manière d’aborder la vie de ces deux protagonistes : ressemblance, extravagance, complémentarité et inventivité.

Nous pensons aussi à tous ces tandems qui, un beau jour, décidèrent, à la manière de Bouvard et Pécuchet, d’associer leurs talents pour le meilleur et pour le pire : De Don Quichotte et Sancho Panza à Laurel et Hardy, en passant par les frères Goncourt, Gault et Millau, Tom et Jerry… et bien d’autres.

Cette encyclopédie de la bêtise humaine mise en scène, sera à la fois grave et drôle, profonde et insignifiante, philosophique et burlesque.

Vincent Colin - octobre 2011

 
 
GUY DE MAUPASSANT, À PROPOS DE BOUVARD ET PÉCUCHET

 
De toutes les oeuvres du magnifique écrivain, celle-ci est assurément la plus profonde, la plus fouillée, la plus large ; mais, pour ces raisons mêmes, elle sera peut-être la moins comprise.

Voici quels sont l'idée et le développement de ce livre étrange et encyclopédique, qui pourrait porter comme sous-titre : « Du défaut de méthode dans l'étude des connaissances humaines ».

Deux copistes employés à Paris se rencontrent par hasard et se lient d'une étroite amitié. L'un deux fait un héritage, l'autre apporte ses économies ; ils achètent une ferme en Normandie, rêve de toute leur existence, et quittent la capitale. Alors, ils commencent une série d'études et d'expériences embrassant toutes les connaissances de l'humanité ; et, là, se développe la donnée philosophique de l'ouvrage. Ils se livrent d'abord au jardinage, puis à l'agriculture, à la chimie, à la médecine, à l'astronomie, à l'archéologie, à l'histoire, à la littérature, à la politique, à l'hygiène, au magnétisme, à la sorcellerie ; ils arrivent à la philosophie, se perdent dans les abstractions, tombent dans la religion, s'en dégoûtent, tentent l'éducation de deux orphelins, échouent encore et, désabusés, désespérés, se remettent à copier comme autrefois.

Le livre est donc une revue de toutes les sciences, telles qu'elles apparaissent à deux esprits assez lucides, médiocres et simples. C'est en même temps un formidable amoncellement de savoir, et surtout, une prodigieuse critique de tous les systèmes scientifiques opposés les uns aux autres, se détruisant les uns les autres par les éternelles contradictions des auteurs, les contradictions des faits, les contradictions des lois reconnues, indiscutées.
C'est l'histoire de la faiblesse de l'intelligence humaine, une promenade dans le labyrinthe infini de l'érudition avec un fil dans la main ; ce fil est la grande ironie d'un merveilleux penseur qui constate sans cesse, en tout, l'éternelle et universelle bêtise.

(…) un comique tout particulier, un comique intense, se dégage de cette procession de croyances dans le cerveau de ces deux pauvres bonshommes qui personnifient l'humanité. Ils sont toujours de bonne foi, toujours ardents, et invariablement l'expérience contredit la théorie la mieux établie ; le raisonnement le plus subtil est démoli par le fait le plus simple.

Quand Bouvard et Pécuchet, dégoûtés de tout, se remettaient à copier, ils ouvraient naturellement les livres qu'ils avaient lus, et reprenant l'ordre naturel de leurs études, transcrivaient minutieusement des passages choisis par eux dans les ouvrages où ils avaient puisé. Alors commençait une effrayante série d'inepties, d'ignorances, de contradictions flagrantes et monstrueuses, d'erreurs énormes, d'affirmations honteuses, d'inconcevables défaillances des plus hauts esprits, des plus vastes intelligences. Quiconque a écrit sur un sujet quelconque a dit parfois une sottise. Flaubert l'avait infailliblement trouvée et recueillie ; et, la rapprochant d'une autre, puis d'une autre, puis d'une autre, il en avait formé un faisceau formidable qui déconcerte toute croyance et toute affirmation.

On peut dire que la moitié de la vie de Gustave Flaubert s'est passée à méditer Bouvard et Pécuchet, et qu'il a consacré ses dix dernières années à exécuter ce tour de force. Liseur insatiable, chercheur infatigable, il amoncelait sans repos les documents. Enfin, un jour, il se mit à l'oeuvre, épouvanté toutefois devant l'énormité de la besogne. « Il faut être fou, disait-il souvent, pour entreprendre un pareil livre. »

(… ) deux Sisyphe modernes et bourgeois qui tentent sans cesse l'escalade de cette montagne de la science, en poussant devant eux cette pierre de la compréhension qui sans cesse roule et retombe.

Mais eux, à la fin, haletants, découragés, s'arrêtent, et, tournant le dos à la montagne, se font un siège de leur rocher

(Extraits) In Le Gaulois. 6 avril 1881.

 

 
 
 
REVUE DE PRESSE

 

TELERAMA Sortir
Il y a du Buster Keaton dans cette mise en scène de l’œuvre de Flaubert. Sobrement burlesque, elle doit beaucoup à une bande-son aux interprétations chantées, d’extraits du roman de Flaubert.
Astucieux et drôle. !
Sylviane Bernard-Gresh - 7/03/13
 

LA CROIX
Casquette sur la tête, Roch-Antoine Albaladejo interprète Bouvard ; Philippe Blancher est un Pécuchet à chapeau. Complices sur le plateau, comme le sont les héros de Flaubert dans le livre, ils déclinent doctement ce catalogue de la bêtise sur un mode délicieusement pince-sans-rire. Extraordinairement ordinaires et ridicules, « homaisiens » en diable, ils sont, cependant, plus encore touchants dans leur soif de culture et leur désir de bien faire. Nos semblables. Nos frères. 
Didier Méreuze - 28/03/13
 

L'EXPRESS
Mis en scène avec finesse par Vincent Colin, Philippe Blancher (Pécuchet) et Roch-Antoine Albaladéjo (Bouvard), donnent corps au couple mythique, increvable allégorie de la bêtise au bras de l’amitié et friandise délectable pour les amateurs de théâtre.
Laurence Liban - 10/04/13
 

PARISCOPE
Bouvard et Pécuchet est un texte d’une irrésistible drôlerie. Il faut dire que Roch-Antoine Albaladéjo et Philippe Blancher sont impayables.
27/03/13
 

FROGGY'S DELIGHT
Avant que les deux compères imaginés par Flaubert entrent en scène, on peut légitimement avoir une certaine appréhension : est-ce une bonne idée d’adapter pour la scène cette somme foisonnante, ce grand roman de la "bêtise" qui a épuisé son auteur au point qu’il a pu dire que cette bêtise l’avait tué ? Vincent Colin a trouvé le ton juste. Son adaptation de la phrase flaubertienne est fluide, légère. Il la restitue sans la recopier, la teinte d’humour, l’allège de toute pesanteur naturaliste, en extrait les phrases les plus savoureuses. On sera imparablement épaté par l’intelligence de ce spectacle sur la bêtise. Vraiment tout est léger et de bon goût dans cette adaptation limpide et jouissive de "Bouvard et Pécuchet". Elle fera à la fois connaître l’œuvre de Flaubert et aimer le théâtre. Une vraie réussite à ne pas manquer.
Philippe Person
 

KOURANTDART
Un conte philosophique et burlesque.
Vincent Colin, avec le talent qu’on lui connaît, concentre la trame du roman de Flaubert, sans la dénaturer ni réactualiser, dans une suite de séquences brèves (...). Les acteurs, Roch-Antoine Albaladéjo (Bouvard) et Philippe Blancher (Pécuchet), excellents dans un jeu très fin, inventif, évoquant sans jamais appuyer ni démontrer, servent avec une intelligence espiègle le comique des situations, insufflant une tonalité tragique dans le grotesque.
S'il y a un spectacle à voir, c'est celui-là.
Irene Sadowska-Guillon
 

THEATRAUTEURS.COM
Il y a tant chez les personnages que leurs interprètes : Philippe Blancher (Pécuchet) et Roch-Antoine Albaladejo (Bouvard) du Don Quichotte et Sancho Pança, du Laurel et Hardy avant l'heure. L'un et l'autre se complètent merveilleusement et la mise en scène de Vincent Colin est réglée avec une précision de chorégraphe. Contrairement à leurs personnages, les comédiens, eux sont brillants.
Simone Alexandre