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CRÉATION ET TOURNÉE 2012


Dossier de presse
    (au format PDF)

 
CRÉATION 2012
 
 
MADAGASCAR
avant-premières
les 27 et 28 janvier 2012
 
INSTITUT FRANÇAIS
DE MADAGASCAR
 
 
LA RÉUNION
du 8 au 18 février 2012
 
THÉÂTRE DU GRAND MARCHÉ
- Centre Dramatique de l'Océan
Indien - Saint-Denis
les 8, 9, 10 et 11 février 2012
 
ESPACE CULTUREL LECONTE
DE LISLE - Saint-Paul
les 14 et 15 février 2012
 
THÉÂTRE LES BAMBOUS
- Saint-Benoît
les 17 et 18 février 2012


TOURNÉE 2012
 
 
EN FRANCE
 
FESTIVAL DES FRANCOPHONIES
- Limoges
les 29 et 30 septembre 2012
 
COMÉDIE DE PICARDIE - Amiens
les 2, 3 et 4 octobre 2012
 
THÉÂTRE CHARLES DULLIN
- Grand Quevilly (Rouen)
le 5 octobre 2012
 
THÉÂTRE DU LUCERNAIRE - Paris
le 8 octobre 2012 : rencontre
avec la Cie Landyvolafotsy
 
CENTRE DES BORDS DE MARNE
- Le Perreux
les 9 et 10 octobre 2012
 
THÉÂTRE D'ABBEVILLE
- Somme
le 12 octobre 2012
 



PHOTOS DU SPECTACLE
© photos Compagnie Vincent Colin
 
 
© La Paix - photo 5122
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LA PAIX !

comédie sociale et musicale librement inspirée d’Aristophane
adaptation et mise en scène Vincent Colin,
en collaboration artistique avec Doly Odéamson

avec Philippe Blancher et la troupe Landyvolafotsy


 

Création franco-malgache 2012.
Co-production Centre dramatique de l’Océan Indien, Saint Denis de la Réunion, Compagnie Landyvolafosty, Madagascar et Compagnie Vincent Colin, Paris. En collaboration avec Les Francophonies en Limousin, La Comédie de Picardie, Le Centre des Bords de Marne, Scène conventionnée du Perreux. Avec le soutien du Fonds de coopération régionale de l’Ile de la Réunion et de l’Institut Français de Tananarive (Madagascar)
.

Trygée – Dis-moi Mercure, à quelles calamités la Guerre nous destine-t-elle ?
Hermès Je l’ignore. Tout ce que je sais, c’est qu’elle a apporté hier un immense mortier.
Trygée Que compte-t-elle faire de ce mortier ?
Hermès Broyer toutes les villes. Adieu, je l’entends qui vient dans un fracas énorme…


UNE COMÉDIE SOCIALE, LOUFOQUE ET MUSICALE

 
Aristophane écrivit La Paix pour tenter de sensibiliser ses contemporains à la funeste guerre du Péloponnèse… Cela se passait un peu plus de quatre siècles avant notre ère, pas loin de chez nous, quelque part sur les rives de la Méditerranée…

On aime à dire que l’Histoire se répète, ce qui est souvent faux, mais il faut toutefois reconnaître, qu’en ce début du XXIème siècle, notre pauvre planète peine toujours à trouver cette paix qu’Aristophane appelait déjà de ses vœux.

S’inspirer de l’humour salutaire et décapant de ce dramaturge grec pour évoquer cette grave et sempiternelle question reste hélas entièrement d’actualité.

À Madagascar, celle-ci prend une tournure encore plus aigue, tant les souffrances de ce peuple n’en finissent pas de trouver le début d’une solution raisonnable.

Si Trygée, le vigneron de l’Attique allant se plaindre chez les dieux de l’Olympe, devient ici Lagnole, un paysan malgache qui s’en prend aux puissants, l’éternelle question de l’injustice sociale reste malheureusement la même. Raison de plus pour nous de suivre l’exemple d’Aristophane et de traiter cette question à notre tour sous la forme d’une comédie sociale et musicale. Celle-ci ne sera pas sans rappeler la célèbre pièce d’Alfred Jarry…

Vincent Colin - octobre 2011

 

 
DOLY ODÉAMSON ET LANDYVOLAFOTSY

 
Plus qu’une vocation, le théâtre pour Doly Odéamson, est un héritage. Sa grand-mère donnait des spectacles à la cour royale malgache et son père, Odéamson Rakoto, a suivi cette voie artistique en fondant sa compagnie itinérante. Un vrai défi, dans un pays alors peu friand de l’expression
théâtrale.

«On fait du théâtre pour les ruraux, soit 85 % de la population malgache, explique le leader de la Compagnie. On préfère jouer pour les gens qui n’ont pas l’occasion d’aller au spectacle. Tout le monde a droit à la culture». Entre 90 à 100 représentations par an, pour les quatorze comédiens qui composent la troupe familiale (frères et soeurs, cousins, cousines et leurs proches).

Si les acteurs vivent de leurs spectacles, ils ne se considèrent pas comme des professionnels pour autant. « Professionnels ? C’est un mot bizarre chez nous », répond Doly. Pour les moments de divertissement qu’elle offre en pleine brousse, la compagnie se fait payer « en moutons, en poules, en noix de coco», précise Doly.

Le partage d’un repas avec les villageois permet des rencontres, aussi importantes pour les acteurs que les représentations. « C’est un moyen de connaître notre pays et les gens qui l’habitent. Notre théâtre, c’est une main tendue vers l’autre», souligne le Molière malgache.

Si les comédiens malgaches divertissent les villageois, ils se chargent aussi de les sensibiliser à des sujets d’actualité : Injustices sociales, manque d’eau, hygiène, respect de l’autre, protection de l’enfance, écologie. Tous ces thèmes sont abordés dans le langage de l’hiragasy, le théâtre chanté traditionnel de Madagascar... « C’est très politique et plein d’ironie, précise Doly. À travers ces chants, ces danses, ces proverbes, les gens commentent les réalités du moment ».

La compagnie ne se cantonne pas toutefois à ce théâtre traditionnel. Elle s’ouvre à d’autres formes d’expression, en adaptant des pièces de Brecht, de Prévert, de Hugo ou de Molière. Mais toujours en mélangeant les genres. Véritables troubadours, les acteurs jouent de la musique, dansent, et interprètent les différents personnages.

(Extraits d’une interview du Quotidien de la Réunion du 18 novembre 2003).

  
 
DIX ANNÉES DE COMPAGNONNAGE HEUREUX

 
C’est au Centre Dramatique de la Réunion que la collaboration entre Doly Odéamson, directeur artistique de la compagnie malgache, et le metteur en scène Vincent Colin, alors directeur du Centre Dramatique de l’Océan Indien, a pris tout son essor. La troupe fut invitée une première fois au Théâtre du Grand Marché en mai 2001 pour y présenter son spectacle de cinéma-théâtre itinérant, réalisé à partir du film d’animation de Grimaud et Prévert, « Le Roi et l’Oiseau ».

L’année suivante, la tension politique sur la grande île devint particulièrement explosive : des camions barraient les routes, une violence policière omniprésente sévissait un peu par tout et les comédiens malgaches se sont retrouvés du jour au lendemain dans l’impossibilité totale de mener à bien leur nouveau projet de création théâtrale autour de la pièce de Victor Hugo : « Mille Francs de Récompense ».

La troupe au complet fut alors invitée à nouveau au Théâtre du Grand Marché pour une sorte de résidence d’urgence au cours de laquelle ils montèrent, sous la direction de Vincent Colin, cette pièce du « Théâtre en liberté » de Hugo.

La parole du grand poète français, soudainement portée par des comédiens malgaches, connut un vif succès à la Réunion mais aussi en France, où le spectacle fut invité deux ans plus tard à Paris, au Théâtre international de Langue française, à la Villette.

La complicité entre le metteur en scène français et la troupe malgache était définitivement scellée

En juin 2010, à l’invitation de Daniel Bedos, directeur du Printemps des Comédiens de Montpellier, une nouvelle version de « Mille Francs de récompense » a été accueillie. Ce fut alors l’occasion de poursuivre le travail entrepris à la Réunion, puis à Madagascar, où la troupe présentera enfin leur travail au Centre Albert Camus en novembre 2010.

La création de « La Paix ! » est aujourd’hui une nouvelle étape de cette collaboration heureuse entre la troupe et le metteur en scène.


REVUE DE PRESSE

 
RFI - Madagascar - 29/01/12
Une comédie antique qui parle donc de paix, de guerre, des puissants et du pouvoir de l’argent. Thèmes universels mais qui résonnent d’un écho particulier en cette période de crise que traverse la Grande Ile. C’est sur le son de la valiha, instrument traditionnel malgache qui s’ouvre la pièce : « Nous autres les Malgaches, petit peuple vaillant, vivant à l’écart des causes planétaires, avons décidé de relever le défi… » Le défi de frapper aux portes de l’Olympe et de réclamer auprès des dieux la restitution ferme et définitive de la paix sur la terre. Des éléments du théâtre traditionnel malgache se mêlent aux scènes burlesques.  Ce mélange des genres est orchestré par le metteur en scène français Vincent Colin, qui est venu dans le village de la compagnie Landyvolafotsy pour monter la pièce : « On est dans le village avec ces gens qui possèdent des zébus… des activités quotidiennes, et qui se consacrent au théâtre. C’est la première chose qui est très touchante, des gens qui sont à moitié paysans et en même temps qui se revendiquent comédiens. »

L'Express - Madagascar - 30/01/12
Jeu sublime, acteurs pimpants, la pièce « La Paix » jouée ce week-end à l’Institut Français de Madagascar a plus que séduit. Quand dieux et hommes font jeu égal.

JIR - La Réunion - 10/02/12
Excellent le coup de La Paix ! Les comédiens de Landyvolafotsy, dirigés pas Vincent Colin ont récolté les premiers lauriers pour « La Paix », tambours battants. Un morceau d’anthologie frétillant d’esprit et de bonne humeur. C’est savant et barjot, pointu et délirant, drôle, assurément. Chapeau ! 
Marine Dusigne

Le Populaire du Centre - 02/10/12 
Très originale et réjouissante était « La Paix », jouée par 12 acteurs malgaches. Dans cette pièce adaptée d’après Aristophane, les habitants d’un village malgache vont dans l’Olympe réclamer la paix aux dieux. Ici, le parti pris est celui de la fable, de la fantaisie, de l’humour, du trait faussement naïf, qui fait de ce théâtre-là un théâtre pour tous, capable aussi de captiver les plus jeunes. Jeu, chant, instruments traditionnels malgaches… Le spectateur est sensible à la rencontre entre un texte à portée universelle et une culture malgache qui s’exprime pleinement. Il est aussi touché par la généreuse énergie de cette troupe douée.

L'Humanité.fr - 07/10/12
Comme le dit Doly Odeamson, chef de la troupe: «  Pourquoi nos enfants de la brousse n’auraient-ils pas le droit de connaître Victor Hugo ou Aristophane ? Il y a un réel besoin de culture dans nos villages. Alors nous tenons à jouer pour 85% de la population et non pour une petite minorité privilégiée ». Le résultat c’est une hilarante comédie où Trygée, le Vigneron de l’Attique qui va se plaindre chez les Dieux de l’Olympe, devient Lagnole, un paysan malgache filou en diable, avec un côté Père Ubu. En route pour l’Olympe, il tombe sur Hermès (Philippe Blancher au tonus impressionnant), le dieu des commerçants et des voleurs avec qui il fait bonne affaire. C’est politique, bien enlevé, avec adresses fréquentes au public.
Muriel Steinmetz >> voir en ligne

Toute la culture.com - 09/12
On veut tous la Paix ! aux Francophonies. La compagnie malgache se compose de comédiens, de saltimbanques mais aussi de paysans. Il faut savoir côtoyer la terre pour oser parler aux Dieux. Le spectacle s’ouvre sur une scène digne de Peter Brook. Deux lignes rangées de deux armées hétéroclites se toisent, avant de s’allier pour pointer sur nous leurs bambous faisant office de fusils. Place à l’imaginaire. On sourit, on s’amuse puis on se laisse totalement emporter par la justesse de jeu, par la générosité offerte et par le détournement des contes traditionnels. Le dialogue entre les deux modes de travail permet un spectacle ouvert sur le monde, intelligible par tous, tout en raisonnant différemment dans chaque pays. Très politique à Madagascar, il a en France une portée plus philosophique.
Amelie Blaustein Niddam >> voir en ligne

Slate Afrique
Landy Vola Fotsy ou le fabuleux succès théâtral de paysans malgaches. Dans un joyeux mélange de danses, de chants en français et en malgache et d'un burlesque au goût d'ici et d'ailleurs, les artistes donnent chair à une fable comique, à une métaphore de la situation politique et sociale de Madagascar. Armés de bâtons, de petits tabourets et surtout de leur humour, les comédiens donnent en effet chair à une équipée de paysans farfelus fatigués par la guerre, qui s'en va sur le Mont Olympe chercher la Paix. Fruit d'un mélange entre une culture occidentale et des références malgaches, le spectacle témoigne d'une démarche inédite sur la Grande Île.
Anaïs Heluin >> voir en ligne

 
 

CONTACTS

 
Compagnie Vincent Colin

Administration et diffusion : Hélène Icart / Prima Donna
Tél. 01 42 47 05 56 / Portable 06 23 54 53 42 / www.prima-donna.fr / helene.icart@prima-donna.fr

Communication Maria Moralès
Tél. 06 12 03 29 81 / mariamorales@wanadoo.fr

Centre Dramatique de l'Océan Indien

Producteur délégué : Guy Robert
guy.robert@cdoi-reunion.com

Compagnie Landyvolafotsy

A Tananarive : Odéamson Doly
mpilalao@moov.mg