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CRÉATION 2009

Schneuer © Har - El printers & publishers/Galerie SAPHIR

Dossier de presse
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Affiche
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CRÉATION 2009

SURESNES
du 21 au 27 novembre 2009
samedi 21, dimanche 22,
jeudi 26 et vendredi 27
 
THÉÂTRE DE SURESNES
16 place Stalingrad
92150 Suresnes
Location 01 46 97 98 10
www.theatre-suresnes.fr
 

PARIS
du 2 décembre 2009
au 23 janvier 2010
prolongation jusqu'au 7 février
 
THÉÂTRE DU LUCERNAIRE
53 rue Notre-Dame-des-Champs
75006 Paris
M° Vavin ou Notre-Dame-des-Champs
Location 01 45 44 57 34
www.lucernaire.fr
 
 
LE VESINET
le 6 avril 2010
 
THÉÂTRE DU VESINET
59 boulevard Carnot
78110 Le Vésinet
Location 01 30 15 66 00
www.vesinet.org
 



Compagnie Vincent Colin

Déléguée de production
Hélène Icart / Prima Donna
Tél. 01 42 47 05 56
Portable 06 23 54 53 42
www.prima-donna.fr
helene.icart@prima-donna.fr

Communication
Maria Moralès
Tél. 01 43 57 57 89
mariamorales@wanadoo.fr

UN SOIR À MONTPARNASSE
Au cabaret des années folles

spectacle musical conçu par Hélène Delavault et Vincent Colin
avec la collaboration artistique de Jacques Vallet et Cyrille Lehn
à partir d’un montage de textes, chansons et souvenirs, empruntés notamment à Breton, Tzara, Aragon, Desnos, Colette, Kiki, Péret, Artaud, Satie, Poulenc, Mistinguett...
mise en scène Vincent Colin

interprétation Hélène Delavault et Philippe Blancher
accompagnés de Cyril Lehn au piano
dispositif scénique Marie Begel
costumes Cidalia da Costa
lumières Alexandre Dujardin

 

Création au Théâtre de Suresnes en novembre 2009.
Coproduction Théâtre de Suresnes et
Compagnie Vincent Colin. Avec le soutien de la Spedidam et l'aide à la diffusion d'Arcadi.

Ce petit territoire qui va du carrefour Vavin à la gare Montparnasse, c’était
comme un salon en plein air sous les étoiles.

André Masson


On décore les survivants, on pleure les morts, on relève les ruines et on repeint l’avenir en rose. C’est la fin de la Grande Guerre, la der des der.

Paris est au cœur de la fête. Les femmes s’habillent à la garçonne et découvrent leurs jambes nues aux terrasses de la Rotonde, du Dôme ou de la Coupole.

Montparnasse devient bientôt le rendez-vous incontournable des artistes du monde entier. Dans ses ateliers et ses bistrots s’invente l’art du XXème siècle. Mais cette embellie magistrale sera de trop courte durée : sur les bords de la Seine, l’Exposition Universelle de 1937 verra bientôt les pavillons de l’URSS et de l’Allemagne nazie se faire face, tels deux oiseaux de mauvais augure annonçant une nouvelle catastrophe.

Près d’un siècle plus tard, nous avons voulu revisiter, en chansons et en poèmes, cette période bénie des dieux, ces années pas si folles de l’entre deux guerres ; vous proposer de plonger avec nous au cœur de ce foyer artistique incandescent que fut le quartier de Montparnasse ; revendiquer avec Pablo Picasso, Fernand Léger, Aragon, Cendrars, Erik Satie et tous les autres, notre besoin d’absolue liberté, aujourd’hui comme hier.

Le Théâtre du Lucernaire, niché au cœur de Montparnasse, était l’endroit rêvé pour un pareil retour vers ces monstres aujourd’hui sacrés.

Hélène Delavault et Vincent Colin

 
Chansons interprétées par Hélène Delavault
• Comme un moineau (répertoire Fréhel)
• Mon homme (répertoire Mistinguett)
• La suppliante (répertoire Damia)
• La femme est faite pour l’homme (répertoire Arletty)
• Pars et Parlez-moi d’amour (répertoire Lucienne Boyer)
• Le tango stupéfiant (répertoire Marie Dubas)
• Chansons de négresse (Milhaud, Supervielle)
• Hôtel (Poulenc, Apollinaire)
• L’horizon chimérique (Gabriel Fauré)
• C’était une autre époque (Willemetz)
• Mariage mondain (Noël-Noël)
• Adieu (Raymond Radiguet et Erik Satie)

 
 
DES ANNÉES FOLLES ?

Si on a qualifié de « folles » les années qui ont suivi l’horrible guerre de 14-18, c’est sans doute parce que l’on tentait d’oublier dans la « folle gaîté » cette autre folie majeure et désastreuse qui venait de faire des millions de morts …
Les femmes, (600 000 veuves de guerre en France) confrontées souvent à la solitude, découvrent une nouvelle liberté, envoient le corset aux orties de la Belle Epoque, se coupent les cheveux et revendiquent l’amour hors des cadres du mariage, parfois entre elles, d’ailleurs. Le roman de Victor Margueritte « La Garçonne », triomphe d’édition (un million d’exemplaires) et scandale retentissant, témoigne, en 1922, de cette effervescence.


Effervescence dans les arts et la littérature

« Les Champs Magnétiques » de Breton et Soupault, première tentative d’écriture automatique, inspirée du mouvement Dada, paraissent en 1919. Tristan Tzara arrive à Paris en 1920 et le « Manifeste du Surréalisme » paraît en 1924.

En 1920, sous le regard amical de Cocteau et de Satie, se constitue le Groupe des Six, avec, entre autres, Poulenc et Milhaud. Le 6 novembre 1928, à la Coupole, Aragon rencontre Elsa Triolet.

Et c’est à Montparnasse, dans les ateliers et les cafés, que vivent et se réunissent ceux qui tentent d’inventer cette vie et ces arts nouveaux. La Coupole, le Dôme, la Closerie des Lilas abritent les discussions passionnées, les amitiés et les amours.

Tous les grands peintres de l’époque sont là : Picasso, Braque, Modigliani, Derain, Soutine, Zadkine et aussi Giacometti, Man Ray, Duchamp, Picabia. C’est une époque de camaraderie d’artistes, de libération de tous les carcans de l’ordre établi dans les mœurs et dans les œuvres de l’esprit, de contestation de la vie et de l’esthétique bourgeoises du XIXe siècle.

C’est à Montparnasse, au Café du Dôme, que Franz Hessel avait rencontré Helen Grund en 1913, elle y reviendra en 1924 avec Henri-Pierre Roché, lequel écrira plus tard l’histoire de leur trio d’amis-amants dans son roman « Jules et Jim ».

Rue de la Gaîté, les Folies-Bobino se transforment en un somptueux music-hall où vont se produire Mayol, Yvette Guilbert, Yvonne George, Damia, Fréhel, etc. En 1930, Gaston Baty transforme le Théâtre Montparnasse et le rouvre avec l’Opéra de Quat’sous de Brecht et Weill. Et en 1933, le chanteur Georgius reprend la direction du café-concert de La Gaîté-Montparnasse où l’on peut venir voir danser Colette… sans culotte !

Dans la série de films de Jean-Marie Drot « Les Heures Chaudes de Montparnasse », un témoin de l’époque, Rolland de Renéville, raconte que « dans les années 1925-30, Montparnasse se trouvait dans un « état inouï d’exubérance ».



LES INTERPRÈTES


Hélène Delavault

Hélène Delavault (1er prix du Conservatoire de Paris, élève de la Julliard School de New York) est une chanteuse dont la réputation internationale n’est plus à faire.

Inoubliable Carmen dans le spectacle de Peter Brook en 1981, elle a triomphé dans ce rôle à Paris avant New York, puis en Allemagne, Italie, Espagne, Japon et Canada. Régulièrement à l’affiche des meilleures productions lyriques, elle a aussi créé de nombreux ouvrages contemporains, tout en continuant à se produire en récital.

Également chanteuse de cabaret et chanteuse de variété, cette mezzo-soprano atypique, généreuse, pétillante et facétieuse, n'hésite pas à sauter les fossés des genres musicaux. De Purcell à la Périchole, de Schubert au Tango stupéfiant, jusqu'à l'histoire en chansons des cabarets du vingtième siècle en digne héritière d'Yvette Guilbert. Hélène Delavault est une cantatrice-comédienne à part entière qui construit ses récitals en intégrant la dimension théâtrale.

Depuis 1983, elle imagine des récitals-spectacles à la frontière du classique et du cabaret, tels Le Tango stupéfiant, La Républicaine, L’Absinthe, Les Rues de la nuit, Le Mot et la chose, Liturgies pour un monde de Paix, Femme... Femmes, Yvette et Sigmund ou les gants noirs de la psychanalyse.

En 1989, elle fut l'âme du spectacle la Républicaine au théâtre des Bouffes du Nord (spectacle créé l'année précédente au Théâtre des Arts de Cergy-Pontoise) lors des fêtes du bicentenaire de la Révolution. En 1998 au théâtre des Abbesses à Paris, elle crée avec le comédien Gilles David Le Mot et la Chose, montage de chansons (arrangé par Jory Vinikour) et de textes libertins du XVIIIe siècle. Cultivée et pétrie d'humour, elle est, l'une des « papous » de l’émission de France-Culture Des Papous dans la tête, fondée par Bertrand Jérôme et animée par Françoise Treussard.


Philippe Blancher

Comédien. Il a été élève de Charles Antonetti, diplomé de l’école Jacques Lecoq. DEUG de lettres, théâtre à Censier Paris III. Il a suivi une formation de chant lyrique au conservatoire des Lilas avec Monique Bermans et Vera Nicolova.
Au Théâtre, Philippe Blancher a collaboré notamment dans Amerika d’après Kafka / Vincent Colin. Dîner de Têtes de Prévert / Philippe Blancher et Vincent Colin. Combats de Possédés de Laurent Gaudé / Patrick Sueur. Le Cid de Corneille / Declan Donellan, Festival d’Avignon. Sladeck, soldat de l’armée noire de von Horvath /Jacques Osinski. La Paix d’Aristophane / Jean-Louis Raynaud.
Don Quichotte ou les ailes de la renommée
de Cervantès/Jean-Louis Raynaud. Les Comédies Barbares de Valle Inclan /Jorge Lavelli. Palais des Papes, Avignon. Operette de Gombrowicz /Jorge Lavelli. Robespierre de Romain Rolland /Alain Mollot. Les Shakespeare  (Richard II ; Henry IV ; La Nuit des Rois) / Ariane Mnouchkine, Palais des Papes, Avignon. Le Procès de Wei Jing Seng  de Sidane / Ariane Mnouchkine, Théâtre du Soleil.

Mises en scène de Philippe Blancher :
Un fils de notre temps  de von Horvath, Le Lavoir Moderne.
La grande imprécation devant les murs de la ville de Tankred Dorst, Théâtre André Malraux.
Carmen, avec les Chœurs des Collèges du 92 et le Quatuor Parisi.Théâtre de Colombes 2001.


Cyrille Lehn

Pianiste, improvisateur et compositeur, Cyrille Lehn étudie le piano, l’écriture, le jazz et l’accompagnement aux Conservatoires de Strasbourg et de Boulogne-Billancourt, puis au CNSMDP où il obtient cinq premiers prix (Harmonie, Contrepoint, Fugue, Orchestration, Improvisation).

Il accompagne régulièrement des films muets (Musée du Louvre, Musée d’Orsay, Centre Pompidou) et présente sur des scènes prestigieuses aussi bien des arrangements (réduction pour deux pianos des Quatre Rustres de Wolf-Ferrari pour le Centre de Formation Lyrique de l’Opéra de Paris en novembre 2002), des orchestrations (Tableaux d’une exposition Moussorgski pour le Festival Radio France à Montpellier en juillet 2001) mais également des compositions originales (Variations sur les Quatre Saisons de Vivaldi pour deux pianos et percussions). Cyrille Lehn est professeur d’harmonie au CNSMDP de Paris depuis septembre 2003.
 


LA PRESSE