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REPRISE À PARIS À L'AUTOMNE 2006

Dossier de presse
    de la création

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Fiche technique
    (au format PDF)

Les reportages vidéo
    (en ligne avec Quick time)

Carnet de bord du spectacle
    (éditions de L'Harmattan)


REPRISE 2006
à Paris

du 5 au 29 octobre
THÉÂTRE SILVIA MONFORT
106 rue de Brancion, 75015 Paris
M° Porte de Vanves
Tél. 01 56 08 33 88
www.theatresilviamonfort.com

Dossier de presse
    de la reprise

    (au format PDF)

 
 

TOURNÉE 2005/06

vendredi 23 septembre
LE GUILVINEC (29)
Centre des Loisirs et de la Culture
Tél 02 98 58 22 65

mardi 11 octobre
SAINT-JACQUES DE LA LANDE (35)
L'Aire Libre
Tél 02 99 30 70 70

vendredi 25 novembre
LAMBALLE (22)
Quai des Rêves
Tél 02 96 50 94 80

dimanche 22 janvier
SARZEAU (56)
L'Hermine
Tél 02 97 48 29 40

Contact tournée
Bureau de production Prima Donna
Tél. 01 42 47 05 56
helene.icart@wanadoo.fr
 
 

CRÉATION 2005

5 et 6 avril
QUIMPER
Théâtre de Cornouaille
www.theatrequimper.asso.fr

10 et 12 mai
VANNES
Palais des Arts
www.mairie-vannes.fr/palaisdesarts/

21 mai
SARZEAU
Espace Culturel L’Hermine


SUR LES AILES DU TEMPS

mise en scène de Vincent Colin
à partir d'un montage de textes d'Aristote, Montaigne, La Fontaine, Tchekhov, Molière, Verlaine...
assisté d’Alain Meneust à la mise en scène et de Gaëlle Bouilly à la scénographie
lumières de Stéphanie Petton

avec une troupe de comédiens seniors :
Madeleine Gallay, Bernadette Gauthier, Paul Gilles, Henri Hillion, Aimée Humbert, René Joncquez, Paulette Souton, René Souton (atelier de Vannes),
Andréa Barillec, Marcel Crochemore, Louise Ebrel, Odette Jamet, Jeanne le Bouedec, Marie-Renée Le Gad, Annick Le Gall, Albert Quelven (Atelier de Quimper)
Et la participation de Denise Bonal et Georges Goubert.

Création 2005. Coproduction : Ville de Vannes/Palais des Arts, Théâtre de Cornouaille - scène nationale de Quimper, département du Morbihan, région Bretagne. Avec le soutien du secrétariat d'État aux personnes âgées.
 
 
Un livre retrace le carnet de bord de cette expérience, publié aux Éditions de L’Harmattan. >>> en savoir plus...

Un documentaire de 52 minutes sur les « Ateliers Poivre et Sel » - réalisé entre 2003 et 2007 par Stéphane Grammont - sera diffusé à l’automne 2007 sur FRANCE 3- Ouest.



PRÉSENTATION

Un spectacle sur le temps, avec une troupe de vieux acteurs pour seuls interprètes ? Un spectacle avec des "vieux" ? Un hommage ? Parler de la vieillesse, de la mort, du rejet de l'une et de l'autre ?

Notre société refuse de parler du temps. On a beau vouloir le raccourcir, à grands coups de TGV, de RTT, d'ADSL, de liftings et de satellites, ce combat-là ne peut finir qu'en défaite.

Écoutons un instant les vieux nous parler du temps qui passe. Le sujet leur est familier et ils savent comme personne l’aborder avec humour.



MORCEAUX CHOISIS

 

LE BUT DE NOTRE CARRIERE - (extraits)

Le but de notre carrière, c'est la mort. C'est l'objet nécessaire de notre visée… Comment est-il possible d'aller un pas en avant sans fièvre si elle nous effraie ?

Le remède du vulgaire, c'est de n'y point penser. De quelle brutale stupidité peut lui venir un si grossier aveuglement ? On fait peur à nos gens seulement de nommer la mort, et la plupart s'en signent comme du nom du diable.

Les Romains, au lieu de dire, il est mort, disaient : il a cessé de vivre. Pourvu que ce soit la vie, fût-elle passée, ils se consolaient.

Combien la mort a de façons de surprise ? Je laisse à part les fièvres et les pleurésies. Qui eût jamais pensé qu'un duc de Bretagne dût être étouffé de la presse ?

N'as-tu pas vu tuer un de nos rois en se jouant ? Et un de ses ancêtres mourût-il pas choqué par un pourceau ?

Eschyle fut assommé d'un toit de tortue qui échappa des pattes d'un aigle.

Un autre mourut d'un grain de raisin.

Un empereur de l'égratignure d'un peigne.

Emilius Lépidus, pour avoir heurté le seuil de son huis.

Aufidius pour avoir choqué contre la porte de la chambre du conseil.

Cornélius Gallus, prêteur, Tigillinus, capitaine du guet à Rome et Ludovic, fils de Guy de Gonzague, entre les cuisses des femmes.

Caius Julius, médecin, graissant les yeux d'un patient, voilà la mort qui clôt les siens.

Et s'il m'y faut mêler un mien frère, le capitaine Saint Martin, âgé de vingt et trois ans, jouant à la paume, reçut un coup, qui l'asséna un peu au dessus de l'oreille droite, sans aucune apparence de contusion ni de blessure, cinq ou six heures après il mourut d'une apoplexie que ce coup lui causa.

Qu'importe-t-il  me direz-vous comment que ce soit, pourvu qu'on ne s'en donne point de peine ;

Je suis de cet avis, et en quelque manière que l'on puisse se mettre à l'abri des coups, fût-ce sous la peau d'un veau, je ne suis pas homme qui y reculasse ;

Il est incertain où la mort nous attende ; attendons-là partout;

La préméditation de la mort est préméditation de la liberté.

Qui a appris à mourir a désappris à servir

Tout ce que vous vivez, vous le dérobez à la vie, c'est à ses dépens.

Le continuel ouvrage de notre vie, c'est bâtir la mort. Vous êtes en la mort pendant que vous êtes en vie ; car vous êtes après la mort quand vous n'êtes plus en vie. Ou, si vous aimez mieux ainsi : vous êtes mort après la vie ; mais, pendant la vie, vous êtes mourant, et la mort touche bien plus rudement le mourant que le mort

Si vous avez fait profit de la vie, vous en êtes repu, allez-vous en satisfait.

Si vous n'en avez su user, que vous chaut-il de l'avoir perdue, à quoi faire la voulez-vous encore?

Mourir de vieillesse, c'est une mort rare, singulière, extraordinaire, et d'autant moins naturelle que les autres ; c'est la dernière et extrême sorte de mourir ;

C'est la borne au-delà de laquelle nous n'irons pas, que la loi de nature a prescrite pour n'être point outrepassée.

C'est un bien rare privilège de nous faire durer jusque-là.

Ayant échappé à tant d'occasions de mourir, nous devons reconnaître qu'une fortune comme celle-là ne doit guère durer hors de l'usage commun.

Michel de Montaigne



ATELIERS POIVRE ET SEL

Dès l'automne 2003 à Vannes et à Quimper, des "Ateliers Poivre et Sel" rassemblaient des hommes et de femmes âgés de plus de soixante-dix ans, désireux de s'essayer à la pratique théâtrale.

Parallèlement, deux troupes d’une dizaine d’acteurs se sont constituées. Elles se réuniront pour l’élaboration finale du spectacle à partir de février prochain.

Nous avons écarté les tranches de vie individuelles et autres souvenirs personnels pour nous tourner résolument vers les auteurs, les poètes, les philosophes et les dramaturges. L’immense patrimoine littéraire devenait ainsi un vaste territoire dans lequel allait se faire la cueillette : un poème pour l'un, les paroles d'une chanson pour l'autre, des réflexions philosophiques pour un troisième, etc...

Deux acteurs professionnels viendront nous rejoindre : Denise Bonal et Georges Goubert. Il s'agit d'anciens membres de la légendaire Comédie de l'Ouest, l'un des premiers Centres Dramatiques Nationaux, fondé en Bretagne à la Libération.

Le souvenir des tournées bretonnes de cette troupe de pionniers du Théâtre Public reste encore très présent à l'esprit de certains. Chapeau bas au théâtre populaire de cette époque glorieuse, aujourd’hui définitivement révolue.

Vincent Colin



LE TEMPS, UN ALLIÉ PRÉCIEUX - notes de mise en scène

Autour du thème de la vieillesse et du temps qui passe, les textes utilisés dans ces ateliers sont d'origines très diverses.

Tous les grands auteurs de notre patrimoine littéraire s’étant penchés sur le sujet, cela va donc des philosophes antiques (Aristote, Platon) à Montaigne ("Le but de notre carrière, c'est la mort", dit-il en préambule à une magnifique réflexion sur ce thème).

Les poésies apprises sur les bancs de l'école nous reviennent également à l'esprit :

"Marquise, si mon visage a quelque trait un peu vieux, souvenez-vous qu'à mon âge, vous ne vaudrez guère mieux…" (Corneille)

"Et rose elle a vécue ce que vivent les roses, l'espace d'un matin." (François de Malherbe)

“Si notre vie est moins qu'une journée en l'éternel…" (Du Bellay)

Mais aussi, La Fontaine et sa fable "La Mort et le Mourant" :

“Un mourant qui comptait plus de cent ans de vie,
Se plaignait à la mort que précipitamment
Elle le contraignait de partir tout à l'heure,
Sans qu'il eût fait son testament…”

Le choix est vaste également chez les auteurs dramatiques :
Tchekhov, un dialogue entre deux vieux acteurs (“Le Chant du Cygne”), Molière, et son fameux monologue d'Arnolphe qui, dans "L'Ecole des Femmes", déclare à Agnès son intention de l'épouser (Agnès aura chez nous l'âge respectable d'Arnolphe).

Plus près de nous, Raymond Queneau, Proust, Jouhandeau et bien d'autres seront mis à contribution.

Mais aussi, des poètes et paroliers de chansons populaires :
"Avec le temps va, tout s'en va…" (Léo Ferré),
"Si tu t'imagines fillette, fillette…" (Juliette Gréco),
“L'Héritage" (Francis Leclerc), etc…

Ce matériau hétéroclite s’organise peu à la manière d'un vitrail de cathédrale : la lumière y rentre morcelée, l'humour y fait soudain place à la gravité.

Les combinaisons sont multiples, des soli aux tutti, les personnalités des acteurs se dessinent ou se fondent dans le chœur.

"Sur les Ailes du Temps" se présentera donc comme une pièce à entrées multiples prenant en compte l'investissement artistique de chacun, ses envies comme ses appréhensions.

Loin de moi l’idée de travailler dans une version "trash ", choquante ou spectaculaire de la vieillesse. Le but de ce spectacle est de rendre un hommage digne au grand âge, une réflexion sur le temps, la vie et la mort, non exempte d’humour et de poésie.

Vincent Colin

 
LA PRESSE

 

Le JT en ligne
(avec Quick Time)

JT - 20H FRANCE 2 - 17/05/2005
(reportage effectué au Palais des Arts de Vannes)

David Pujadas : "Un nouveau passe temps de plus en plus prisé par les retraités - on connaissait déjà le jardinage ou la couture - mais les seniors, comme on dit, sont de plus en plus dynamiques et ils sont nombreux à se lancer dans le théâtre.

Exemple avec cette tournée en Bretagne. Au départ, ça n'était qu'un loisir, une curiosité, à l'arrivée, c'est quasiment un triomphe. Reportage de Nicolas Le Marignier, Sylvain Gauthier.

La photo de classe est un peu particulière : les élèves ont plus de 70 ans, le professeur est un metteur en scène de théâtre. Dix-huit septuagénaires montent pour la première fois de leur vie, sur les planches.

Ils ont appris à se placer, à se déplacer, en oubliant les petits soucis de la vieillesse.

" Il y a quand même parfois des problèmes de mémoire, il ne faut pas oublier ça. Et puis, on n'entend pas toujours très bien non plus…"- Louise Ebrel

" J'ai l'impression parfois, que les retraités sont mis de côté. La vie ne s'arrête pas avec la retraite. C'est aberrant " - René Jonquez

Le théâtre est une sorte de revanche pour ces comédiens recrutés par petites annonces et hyper motivés.

"On a travaillé toutes les semaines, depuis 2 ans. Ils sont arrivés parfois à demi grippés, enrhumés, avec leurs petits problèmes, mais ils étaient là. C'était une décision très important pour eux, de ne jamais lâcher." - Vincent Colin

La pièce : des textes connus sur le temps qui passe. Humour, poésie, le spectacle fait salle comble à chaque passage et les comédiens donnent une belle leçon de jeunesse.




Quimper - 7/04/05

La nostalgie est toujours ce qu'elle était.

"Sur les ailes du temps" joué par des comédiens néophytes entre 70 et plus de 80 ans, ont enthousiasmé le public du festival.

"Sur les ailes du temps", rafraîchissant et nostalgique.

Salle pleine pour applaudir la performance des comédiens … Une représentation pleine de fraîcheur qu'ils ont livrée aux spectateurs enthousiastes… Les textes sont signés Aristote, Montaigne, Verlaine, Ferré, mais ils parlent de la réalité de leur vécu, entre espoirs et nostalgie, des petites misères du quotidien, de la vieillesse et de l'angoisse de la mort.

Jamais la tristesse ne se lit dans les yeux pétillants des comédiens. Tout est dit avec légèreté, bonheur, élégance surtout. Le public est en état de grâce, bluffé par leur courage, l'honnêteté du propos, leur humour, cette méthode subtile découverte par l'homme pour camoufler et dépasser ses peurs.

 


Quimper - 8/05/05

"Sur les ailes du temps" : des moments volés à la vie…

Qui mieux que les vieux peuvent parler du temps qui passe, de la nostalgie du passé, des difficultés liées au grand âge ? Vincent Colin l'a bien compris en faisant appel à des têtes blanches pour donner corps à ce projet et aboutir à une création à la fois drôle, tendre et touchante.

 Le patrimoine littéraire recèle de trésors que les candidats à cette expérience peu banale ont remis au goût du jour pour en faire apprécier toute la pertinence lors de deux belles soirées au Théâtre de Cornouaille.

(…) Et toujours l'humour vient atténuer la gravité des propos comme pour mieux apprivoiser la mort. Il est présent dans les textes eux mêmes mais aussi dans le jeu des acteurs.(…)

Dans la salle, le public, toutes générations confondues, est très réceptif et ne manque pas de réagir aux bons mots(…)

Et qu'on ne vienne surtout pas dire que les vieux, nés bien avant la télévision, les produits surgelés, le plastique ou la pilule ne savent plus rire.

 

Le JT en ligne
(avec Quick Time)

JT - FRANCE 3 OUEST 30/06/2004
(interviews + extraits répétitions)

Avec le temps, la mémoire flanche ; une réalité, mais pas une fatalité. Un metteur en scène planche sur une création, coproduite par le Théâtre de Cornouaille à Quimper et le Palais des Arts à Vannes. La pièce intitulée "Sur les Ailes du Temps", sera jouée exclusivement par de seniors, comme on dit aujourd'hui. Reportage de Stéphane Grammont et Eric Nedjar :

" Si on laisse le cerveau à marée basse, c'est fini, on plonge "… Henri Hillion

" J'ai attendu, d'abord une occasion et le fait d'avoir de la liberté. Ce qui m'intéressait c'était de faire du travail avec un vrai professionnel et non pas du théâtre de patronage ". Ginette Koller

Seniors, 3è âge, 4è âge, dans cet atelier de théâtre, nos anciens sont enfin : vieux ! Sept vieux qui ont répondu à une annonce. Pas pour passer le temps, mais pour parler du temps qui passe, sous la direction de Vincent Colin.

" Le temps n'est pas le même, la fatigue vient vite, il y a de tas des problèmes qui sont simplement des problèmes liés à la vieillesse :  mémoire défaillante, mobilité réduite, handicaps divers, etc. Tout ça fait partie du spectacle. Ce n'est pas quelque chose qu'on cherche à cacher : "vous voyez ?, ces vieux sont jeunes". Non, ils sont vieux." - Le metteur en scène    

Le spectacle est en cours d'écriture : la condition humaine, la vieillesse, la mort, sujets de prédilection sur les planches (avant d'en finir entre quatre), inspire, car avant cette fin naturelle, les vieux ont des choses à nous dire.

" Les vieux sont dans un ghetto. On s'occupe des vieux pour faire de l'acqua-gym. Bon, j'en fais, c'est bon l'acqua-gym, mais il n'y a pas que ça. Il y a encore quelque chose dans la tête…" Aimée Humbert

" Ce n'est pas normal que les vieux à l'aube de leur retraite choisissent le fauteuil " - Paul Gilles

" Ça donne un peu d'animation, de piquant dans la vie. Ça change de la routine, de la vaisselle, des trucs comme ça… j'aurais voulu jouer un rôle, j'aurais voulu jouer Phèdre." Paulette Souton

Paulette devra jouer autre chose, mais qu'importe… avec l'âge, ils ont déjà appris à ne pas se mentir.


 
Le reportage en ligne
(avec Quick Time)

LE MAG - France 3 OUEST (19/06/05)
(Interview + extraits le soir de la première au Théâtre de Cornouaille à Quimper)

ANNE CARUEL : Bienvenus au rendez-vous hebdomadaire des rédactions de France 3 Ouest.

La seconde partie du Mag, nous la passerons en compagnie des personnes âgées qui n'ont pas le temps de s'ennuyer. Elles ont répondu à la petite annonce du metteur en scène Vincent Colin, qui a créé des ateliers de théâtre en Bretagne.

Dix-huit personnes âgées de 65 à 85 ans, originaires de Bretagne qui ont décidé de jouer le temps qui passe sur les planches : la mémoire qui flanche, les handicaps, la colère, les petits riens… c'est une véritable leçon de vie qui nous donnent ces aînés, amenés par Vincent Colin. Reportage de Stéphane Grammont et Eric Nedjar.

Ces vieux-là ne font pas du théâtre pour passer le temps, non ; mais pour parler du temps qui passe.

Au départ, une petite annonce passée par le metteur en scène Vincent Colin : "cherche comédiens amateurs de plus de 70 ans, pour projet professionnel"… Neuf personnes à Vannes, huit à Quimper, ont répondu.

(Interview de Vincent Colin)

" Au début j'étais impressionné par les problèmes qui représentent la vieillesse : de déplacement, de mémoire, tous les handicaps que l'on connaît. Puis, petit à petit, j'ai mis cela de côté et je me suis dit, on s'en fiche. Tant pis, si quelqu'un ne peut pas faire quelque chose, il ne le fait pas ou c'est quelqu'un d'autre qui le fait. On est arrivé à avoir des rapports très simples avec ces problèmes-là. Ce n'est pas des vieux, en fait on s'en fout. On parle du temps, de la vie, de la mort, de l'amour, ça concerne tout le monde."

" Quand j'ai annoncé que le projet serait pour 2005, ça leur paraissait trop loin. Leurs projets sont à court terme. À quatre-vingt-cinq ans, on ne fait pas des projets sur quinze ans. Les vieux vivent dans le présent. On dit qu'ils vivent dans le passé… Ce n'est pas vrai ! C'est une force considérable. "

" Ce n'est pas mal de vieillir. Je découvre que tout n'est pas négatif dans le fait de vieillir. J'ai beaucoup appris en me retournant vers cette classe d'âge, dont je ne savais rien. J'étais comme tout le monde, je ne connaissait pas les vieux. La grande masse de la population ne connaît pas les vieux."
 

lundi 23 janvier 2006, 10h23

A plus de 70 ans, dix-huit "vieux" triomphent sur les planches en Bretagne

VANNES (AFP) - Ils ont plus de 70 ans et n'étaient jamais montés sur les planches: dix-huit retraités font salle comble en Bretagne en présentant un spectacle "professionnel" sous la direction d'un metteur en scène reconnu.

"On affiche complet avec une moyenne de 500 spectateurs" par représentation, se félicite Maria Morales, responsable de la communication de la troupe créée par Vincent Colin, ex-directeur de la Scène nationale de Cergy-Pontoise et du Centre dramatique national de La Réunion.

Dimanche après-midi à Sarzeau (Morbihan), 470 personnes étaient venues applaudir la douzième et dernière représentation de "Sur les ailes du temps", une pièce qui parle du temps qui passe et de la mort à travers de grands auteurs comme Aristote, Queneau, Montaigne, Tchekhov ou Brassens.

Cette aventure théâtrale a débuté il y a deux ans. Ayant installé sa troupe à Vannes, Vincent Colin passe une petite annonce dans le quotidien Ouest-France pour rechercher des "personnes âgées de plus de 70 ans" souhaitant "participer à un projet théâtral".

Le thème du vieillissement passionne le metteur en scène. "Et si, au lieu d'être simplement un sujet d'angoisse et un poids économique pour la société, les vieux étaient au contraire une sorte de gisement pour l'avenir?", demande-t-il.

Oui, répond Aimée Humbert, doyenne de la troupe à 86 ans. Grâce au théâtre, elle a retrouvé goût à la vie. "C’est tellement formidable d’être encore actif à mon âge. Cela a redonné un sens à ma vie et ça fait aussi du bien à ma mémoire!".

Malgré les inévitables trous de mémoire, diriger Aimée, Marcel, René ou Odette, n'a pas été trop difficile pour Vincent Colin qui, ambitieux, a adopté une attitude professionnelle vis-à-vis d'eux, réclamant ainsi la ponctualité. "Ils sont sans pitié les uns avec les autres, mais en même temps très unis et solidaires. Une véritable troupe de théâtre. Je travaille avec des jeunes de la mouvance hip-hop, et je trouve qu'ils ont pas mal de points communs avec les vieux: ils sont hors normes", constate-t-il.

La différence est cependant que "les vieux ne manquent jamais aucune répétition", s'amuse Vincent Colin.

Encouragée par le succès de "Sur les ailes du temps", coproduit par le Théâtre de Cornouailles de Quimper et le Palais des arts de Vannes, la troupe envisage désormais de tourner le spectacle dans d’autres villes de France.

Article Ouest France (au format PDF)

Article La Croix (au format PDF)

Article Vannetais et Quimpérois (au format PDF)

Article Ouest France du 22/01/06 (au format PDF)

Article Pèlerin (au format PDF)
 
 

LA PRESSE à Paris

 

Une formidable aventure commencée en Bretagne. Tout en finesse, le spectacle n'élude ni l'inéluctable marche du temps ni les maux de la vieillesse. Une belle énergie qui n'a rien de mortifère...
LA CROIX - 9/10/06

Un hymne éclatant à la vieillesse...Un superbe pied de nez aux idées reçues.
LA VIE - 12/10/06

Avec enchantement, le spectacle nous met en face de ceux que nous n’acceptons pas de fréquenter dans la vie, parce que nous avons peur, des hommes et des femmes âgés.  Le metteur en scène et l’initiateur de cette belle aventure, Vincent Colin, est à saluer et le spectacle « Sur les ailes du temps » est à applaudir. »
EUROPE1, Daniel Schick - 15/10/06

Très élégante, dans ses habits de dimanche, la troupe investit la scène du théâtre comme un jardin public où poussent les herbes folles de l'humour et de la tendresse.
L'EXPRESS, Laurence Liban - 19/10/06

Les seniors brûlent les planches. Ils surfent joyeusement sur les ailes du temps et bousculent avec leur aventure extraordinaire une société hantée par le jeunisme.
LE PARISIEN - 19/10/06

Une sacrée bouffée d'humanité !
POLITIS, Gilles COSTAZ -19/10/06

Sur les ailes du succès. Un spectacle de haute qualité, hommage au grand âge et à la réflexion sur le temps qui passe.
LE PÈLERIN - 28/09/06

Un formidable spectacle
NOUVEL OBS – Odile Quirot- 26/10/06

Un sacré projet et une très belle réussite… Une création drôle et percutante qui n’a rien à voir avec une animation pour le troisième âge… Vincent Colin a composé une forme amusante qui aborde avec tact, humour, poésie et sensibilité la notion de vieillesse.
PARISCOPE – Lise de Rocquigny – 25/10/06

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