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CRÉATION 2002, REPRISE 2004

Dossier de presse
    (au format PDF)


REPRISE 2004
à Paris

du 27 avril au 15 mai
THÉÂTRE INTERNATIONAL
DE LANGUE FRANCAISE
(TILF - LA VILLETTE)


CRÉATION EN 2002
à la Réunion

AU CENTRE DRAMATIQUE
DE L'OCÉAN INDIEN



MILLE FRANCS DE RÉCOMPENSE

de Victor Hugo
adaptation et mise en scène Vincent Colin
lumières Denis Desanglois

avec la compagnie Landy Vola Fotsy (Madagascar) : Louis Ramahazomanana, Tantely Rakotovao, Martine Razafindramino, Nono Rakotovao, Jean Kely Razanakolona, Solofo Rasolofomanana, Olivier Randrianomentsoa, Cécé Rakotovao, Landy Rakotovao, Doly Odeamson, Pierre Razanakoto, Nalisoa Raharivolanirina et Ody Rakotondradafy.

Coproduction : TILF / COLLECTIF  12 / COMPAGNIE VINCENT COLIN. Avec l’aide de l’Agence Inter gouvernementale de la Francophonie (AIF)


S’il y a bien une vocation propre à Vincent Colin, et qui dérive de Blaise Cendrars, c’est bien celle de bourlinguer, de fomenter de grands voyages en littérature, de battre les cartes géographiques, là où on ne s’y attend pas, mettant Molière à l’heure de Hanoi, mariant Cocteau à l’Océan Indien, invoquant Tocqueville, le plus visionnaire français des Etats-Unis.

Aujourd’hui, il est malgache de tout son cœur, dramaturgeant Hugo avec la plus émérite des troupes de terrain de la grande île et dans les conditions que l’on imagine bien.

Cette œuvre écrite dans l’exil de Guernesey, il y a 168 ans demeure juvénile, impertinente, contemporaine.

Revisitée par la compagnie Landy Vola Fotsy, elle s’inscrit dans cette rencontre de notre langue avec d’autres cultures qui est ma raison d’être au TILF.


Gabriel Garran



HUGO MALGACHE

Les comédiens de Landy Vola Fotsy constituent sans doute l’unique troupe permanente de l’Océan Indien… C’est dire leur combat quotidien pour survivre et sauvegarder leur liberté d’artistes et de citoyens.

Monter Hugo en français, cette langue qu’ils revendiquent pour les valeurs universelles qu’elle véhicule, alors que tous les acteurs de la troupe ne la maîtrisent guère, c’est leur audace.

Notre grand poète national appartient à tous ceux qui le célèbrent. Il est donc aujourd’hui particulièrement chez lui, au milieu de ses amis malgaches, dans ce petit fortin de la francophonie qu’est le TILF.


Vincent Colin



RÉSUMÉ

L’innocente Cyprienne et sa mère Etiennette sont sans le sou. L’homme d’affaires Rousseline, menace de saisir leurs biens. Amoureux de Cyprienne, il n’accepte d’effacer leur dette qu’en échange de la fille. La dette est pourtant injustifiée, les deux femmes ne le savent pas mais Glapieu, un vagabond redresseur de torts, découvre la supercherie. Grâce à lui, l’innocence et la justice triompheront !

“ Police partout, justice nulle part ”, disait Victor Hugo. Ce mélodrame comique est d’une singulière actualité. Les voleurs n’y sont pas les moins honnêtes, le banquier est bon et naïf, les jeunes sont courageux. Les illusions sont trompeuses et le chemin vers la justice est semé d’embûches.



LA COMPAGNIE LANDY VOLA FOTSY (Madagascar)

Les quatorze comédiens-musiciens de la troupe sont des paysans, organisés sur le modèle d’une coopérative ouvrière.

Les enfants d'Odeam Rakoto, fondateur d'un théâtre itinérant malgache et grand admirateur de Molière, créent la troupe Landy Vola Fotsy en 1975. Fidèles à l'esprit de leur père, ils réunissent autour d'eux une troupe de comédiens autodidactes et parcourent à longueur d'années "l'île rouge", faisant découvrir à un public rural les grands auteurs du répertoire occidental (L’Opéra de quatre sous de Brecht et Kurt Weil, Maître Puntila et son valet Mati  ou Le Roi et l’oiseau, une version du film de Grimault et Prévert).



REVUE DE PRESSE

 

LES ÉCHOS

Un Hugo malgache. Le mélo généreux et persifleur de l’auteur des “ Misérables ” prend là des tonalités de drame oriental. Gilles Costaz

 

LA CROIX

VICTOR HUGO REVISITÉ PAR UNE COMPAGNIE MALGACHE. Du grand mélo, du beau mélo, du vrai mélo ! Mais aussi un théâtre de combat, social et politique ! (…) il rend à cette comédie toutes les couleurs de sa virulence originelle. Du drôle au grave, du pathétique au sublime, du trivial au politique, les répliques fusent … Didier Mereuze

 

LE MONDE

UN MÉLODRAME HUGOLIEN AUX ACCENTS MALGACHES. (…) ils ne viendront pas jusqu’à nous si nous ne faisons pas un pas vers eux, quoique Hugo, dans sa générosité, ait largement pourvu à la rencontre des deux mondes. (…) Jean Kely Razanakolona balance de tout son corps la grande colère hugolienne, entonne l’air de l’espoir comme un jazz victorieux,, une fanfare de jugement terrestre… Jean-Louis Perrier

 

LE JOURNAL DU DIMANCHE

Il règne toujours sur cette création une belle impression d’urgence. La spontanéité des comédiens, leur plaisir évident à être sur scène réjouissent. Le mérite du metteur en scène, c’est d’avoir su, par une judicieuse économie de moyens, préserver cette envie de théâtre. Antoine Malo